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Les opérations sur le MATIF

Stratégies financières sur le MATIF et le MONEP

  Le MATIF (Marché à terme international de France), ouvert en 1986, offre aux entreprises des possibilités de couverture des risques de taux d'intérêt à long terme voire de transactions spéculatives en cas d'absence de risque à couvrir (voir gestion financière). Les principes comptables généraux appliquables sont donnés par l'avis n°65 du 9 juillet 1986 du Conseil National de la Comptabilité. Selon le Plan Comptable Général (art. 372-1), il faut distinguer les opérations de couverture des opérations spéculatives.


Opérations de couverture

  PCG, art. 372-2 : « les variations de valeur de ces contrats ou options, constatées sur les marchés organisés, sont enregistrées dans un compte d'attente libellé "Instruments de trésorerie" puis rapportées au compte de résultat sur la durée de vie résiduelle de l'élément couvert de manière symétrique au mode de comptabilisation des produits ou des charges sur cet élément ».

Lors de l'acquisition des contrats, on ne comptabilise que le dépôt de garantie :
xx / xx
 275
Dépôts et cautionnements versés
0,00  
 512
Banques
0,00  
Acompte versé à l'acquisition des contrats
On comptabilise ensuite les appels de marge au jour le jour :
xx / xx
 512
Banques
0,00  
 52
Instruments de trésorerie
0,00  
Appels de marges créditrices (gains sur contrats)
xx / xx
 52
Instruments de trésorerie
0,00  
 512
Banques
0,00  
Appel de marges débitrices (pertes sur contrats)
Dénouement de l'opération
xx / xx
 512
Banques
0,00  
 275
Dépôts et cautionnements versés
0,00  
Récupération du dépôt de garantie
 52
Instruments de trésorerie
0,00  
 768
Autres produits financiers
0,00  
Gain réalisé à la clôture de la position. Bien sûr, si le solde du compte 52 est débiteur (perte) on le crédite par le compte 668.
Remarque : cette opération ayant été réalisée dans une optique de couverture, il est bien évident que l'opération couverte (acquisition d'obligations, emprunt...) doit également faire l'objet d'une comptabilisation, qui ne sera pas traitée ici. On se reportera donc aux fiches concernées pour l'enregistrement de ces opérations.

  L'article 372-2 précise également que « ce profit doit être rapporté au compte de résultat sur la durée de vie résiduelle de l'élément couvert de manière symétrique au mode de comptabilisation des produits ou des charges sur cet élément ». Il convient donc d'étaler les pertes ou gains réalisés par le biais des charges ou produits constatés d'avance (étalement sur la durée de vie résiduelle de l'élément couvert).


Opérations spéculatives

  PCG, art. 372-3 : « les variations de valeur des contrats négociés sur les marchés organisés, constatés par liquidation quotidienne des marges débitrices ou créditrices sont portées au compte de résultat en charges ou produits financiers ».

  Le schéma d'écritures reste donc similaire à celui présenté ci-dessus : acompte versé à l'acquisition des contrats et appels de marges enregistrés au jour le jour. A ces écritures s'ajoute une écriture d'inventaire : les appels de marge (enregistrés par le compte 52) doivent en effet être rapportés au résultat de l'exercice par cette écriture supplémentaire :

Lors de l'acquisition des contrats, on ne comptabilise que le dépôt de garantie :
xx / xx
 52
Instruments de trésorerie
0,00  
 768
Autres produits financiers
0,00  
Gains réalisés sur opération sur le MATIF

  Le compte 52 est alors soldé et enregistrera les appels de marge du nouvel exercice jusqu'à la clôture ou jusqu'au dénouement de l'opération s'il intervient en cours d'année. On enregistre enfin, au dénouement, la récupération du dépôt de garantie et le gain réalisé à la clôture de la position. (l'opération étant spéculative, aucune autre écriture ne sera à comptabiliser).

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